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	<description>Déambulations éclectiques...</description>
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		<title>J&#8217;ai confiance</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 22:46:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Texte]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[beat generation project]]></category>
		<category><![CDATA[j'ai confiance]]></category>

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		<description><![CDATA[Et élargissant définitivement l’horizon
Tu recouvres le dos d’enfantines inscriptions
Je me laisse faire, je me laisse faire
J'ai confiance]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><embed src="http://blip.tv/play/AYG39hEC" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="300" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></p>
<p><em>Cette vidéo est extraite du spectacle <strong>The Beat Generation Project</strong>, joué au théâtre du temps à Paris en novembre 2009. Mise en scène de Claire Linda, Un film de Jeremix. Le texte joué ici est de Joa Scetbon (Joa Project)</em></p>
<p>Dans une chambre d’hôtel posé sur le bord d’une route<br />
Tu remontes mon t-shirt jusqu’en haut des épaules<br />
Et élargissant définitivement l’horizon<br />
Tu recouvres le dos d’enfantines inscriptions </p>
<p>Des traces de vert, des traits vermillon<br />
S’empilent et se brassent</p>
<p>Je me laisse faire, je me laisse faire<br />
J’ai confiance</p>
<p>Je me retourne et je vois ton visage<br />
Fardé du même empilement de couleurs primaires</p>
<p>Je me laisse faire,  je me laisse faire<br />
J’ai confiance</p>
<p>Je dis soudain :<br />
« nettoyer ne sera pas facile,<br />
- Les marques, réponds-tu calmement,<br />
Sont ainsi délébiles :<br />
Glisser la tête sous l’eau<br />
Ne rien craindre que rien ne reste<br />
Puis regarder l’eau disparaître en circonvolution<br />
Dans des arrières mondes inaccessibles. »</p>
<p>Avec toi ici, et tout ceci devant,<br />
Je suis né en ton sein mille fois auparavant<br />
Je ne sais quoi attendre<br />
Et d’ailleurs je n’attends rien<br />
J’ignore où tu m’emmènes<br />
Et tant mieux si c’est loin</p>
<p>Je me laisse faire<br />
Je me laisse faire<br />
J’ai confiance</p>
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		<title>Où je ne suis pas</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 21:51:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Texte]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[beat generation project]]></category>
		<category><![CDATA[kerouac]]></category>
		<category><![CDATA[théatre]]></category>

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		<description><![CDATA[The Dharma Bums dans la poche, la Bible au fond du sac, direction San Francisco.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><embed src="http://blip.tv/play/AYG39wIC" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="300" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></p>
<p><em>Cette vidéo est extraite du spectacle <strong>The Beat Generation Project</strong>, joué au théâtre du temps à Paris en novembre 2009. Mise en scène de Claire Linda, Un film de Jeremix. Le texte joué ici est de Joa Scetbon (Joa Project)</em></p>
<p>J’ai été sur les traces de Kerouac.<br />
Mon sac sur le dos,<br />
J’avais vingt ans.<br />
À Port Authority, nous avions attendu longuement le départ du Greyhound,<br />
C’était mon voyage initiatique,</p>
<p>The Dharma Bums dans la poche,<br />
La Bible au fond du sac,<br />
Direction San Francisco.<br />
Dans le bus, je regardais à travers la fenêtre défiler les paysages,<br />
Qu’avait-il vu, mon poète ?<br />
Les mêmes banlieues résidentielles avec leurs maisons ornées de drapeaux flottant au vent,<br />
Les mêmes terres cultivées à perte de vue,<br />
Les mêmes skylines qui se dessinent dans l’air humide ?</p>
<p>Dedans , on grelottait : air conditionné full blast.<br />
Sur mon siège en moleskine, j’attendais Frisco et Height Ashbury avec l’impatience de la jeunesse.<br />
Sans doute n’y aurait-il plus rien, pensais-je,<br />
Ou plutôt : rien ne serait exactement comme avant.<br />
J’arrivais trop tard, comme j’arrive toujours trop tard,<br />
Mais j’espérais encore, malgré tout, percevoir l’esprit qui avait fait ce que j’étais et qui sans doute n’était plus.</p>
<p>Denver, premier arrêt.<br />
Je suis descendu du bus et me suis mis en quête de trouver un hôtel.<br />
Il faisait nuit et les gares là-bas ne ressemblent pas à nos gares.<br />
Dehors, debout devant les portes d’entrée, je dus me rendre à l’évidence : nulle part où aller.<br />
Une fille passa devant moi,<br />
J’aperçus autour de son cou un pendentif avec le sigle de Christian Death,<br />
C’était forcément un signe,<br />
je les avais vus deux jours plus tôt au Limelight, à New York,<br />
Je me suis rué sur elle comme si elle était ma dernière chance,<br />
« Can you help me, please ? » </p>
<p>Ensemble, nous avons sillonné longuement les avenues de Denver.<br />
En vain.<br />
Pas le moindre endroit où dormir.<br />
Où Kerouac serait-il aller ?<br />
Neal Cassady y avait-il encore des amis ?</p>
<p>Lasse, elle me largua près la gare routière dans un dinner ouvert vingt-quatre sur vingt-quatre.<br />
Au milieu des ouvriers, des putes, des toxicos et des étudiants insomniaques,<br />
J’ai commandé du café, des pancakes et du bacon, avant de m’endormir sur la table, la tête enfoncé dans mes bras.<br />
Quand je me suis réveillé, j’ai réalisé que j’avais oublié ma tente deux places dans le coffre de la bagnole de la fille.<br />
Adieu donc le camping dans les Rocky Mountains.<br />
Au levé du jour, je suis remonté dans le bus.</p>
<p>Salt Lake City, deuxième arrêt.<br />
Genpo, qui m’attendait trois jours plus tard, n’était pas là.<br />
Un de ses élèves me donna une chambre,<br />
Et pour patienter jusqu’au retour du maître,<br />
Je partis explorer les alentours.<br />
Après deux jours à marcher ainsi, je décidai de reprendre la route. </p>
<p>San Francisco approchait.<br />
Kerouac aussi.</p>
<p>A Mission Street, je me suis posté au milieu de la rue,<br />
Humant l’air chargé de sel, dévisageant chaque passant.<br />
C’était donc ici le centre du monde ?<br />
J’ai acheté un burrito que j’ai mangé debout, goulument,. </p>
<p>Mais j’arrivais trop tard, j’arrivais après,<br />
Après le blue bus,<br />
Après les luttes pour les droits civiques,<br />
Après Martin Luther King,<br />
Après Jimmy Hendrix, Jerry Garcia, Jim Morrisson,<br />
Après Allen Ginsberg, Neil Cassady, Janis Joplin,<br />
Après les Beatles,<br />
Après Rajneesh<br />
Après Kennedy,<br />
Après le Vietnam.</p>
<p>À mon tour,<br />
Quels étaient mes guerres ?<br />
Quels étaient mes combats ?</p>
<p>Je cherchais des traces,<br />
Car là où je suis, je n’étais pas.</p>
<p>Je n’étais même pas né,<br />
Et toi, tu n’avais pas conscience qu’un jour tu me ferais venir là,<br />
Pour comprendre ce que toi, tu avais fait ici, sans moi.</p>
<p>Oui, plus tard je compris que les histoires de Kerouac me racontaient ce que moi, dans mon inexistence, je n’avais pas pu voir ;<br />
Kerouac avait participé à la construction de cet édifice complexe de causes et de conséquences qui avait rendu ma présence nécessaire ;</p>
<p>Il faisait partie de la gigantesque machine de la vie que vous appeliez culture occidentale, dans laquelle tu avais grandi et de laquelle toi et lui, vous cherchiez à vous affranchir pareillement ;<br />
Vous étiez aux avant-postes de la destruction, cherchant d’autres voies pour exister ;<br />
Je l’imaginais dans sa retraite de Big Sur lisant le Soutra du Cœur et commentant les écrits de D. T. Suzuki et d’Alan Watts ;<br />
Je l’imaginais les jambes croisés contemplant de Desolation Peak la cime des arbres.</p>
<p>Kerouac était devenu mon confident et mon compagnon de voyage,<br />
Je l’écoutais comme on écoute un ami qui raconte des histoires qu’on connaît par cœur pour les avoir vécues avec lui.</p>
<p>Pourtant, ces histoires étaient autant les miennes qu’elles ne l’étaient pas.</p>
<p>En creux, je percevais ton ombre glissant dans les rues de New York, parcourant les couloirs de NYU, longeant ses murs couverts d’affiches et de graffitis,<br />
Je t’imaginais assise au milieu de Washington Square, fredonnant des airs contestataires.<br />
Pensais-tu à moi, alors ?<br />
Comment aurais-tu pu penser à moi, alors ?<br />
Et si j’avais été là, et si tu m’avais vu et si je t’avais vue,<br />
Alors, alors…<br />
Aurais-tu succombé à mes charmes et aurions-nous fait l’amour et un enfant,<br />
Qui aurait été quel autre que moi ?<br />
Et si le moi n’existe pas, alors il faut bien conclure que mon père est moi et que je suis mon père ?<br />
Pourquoi alors n’ai-je pas été là ?</p>
<p>Je suis là où je ne suis pas.</p>
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		<title>Hors Texte</title>
		<link>http://www.joa-project.com/hors-texte/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 05:39:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Des guerres et des  violences commentées: ce n’est pas le sujet]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Des guerres et des  violences commentées<br />
Ce n’est pas le sujet</p>
<p>Mommy, daddy<br />
Et tout ce qu’ils n’ont pas réussi<br />
Tout ce qu’ils n’ont pas donné<br />
Ce n’est pas le sujet</p>
<p>Des violences insécables<br />
Des bâtiments ravagés,<br />
Des autoroutes éclairés<br />
Le barrage de Metz<br />
Tapi à l’arrière de la voiture<br />
La musique dans les oreilles<br />
Au son de Joy Division ou de Pornography<br />
Ce n’est pas le sujet</p>
<p>Les voitures qui passent et les bruits qui coulent le long des canalisations<br />
Les vendredis chez grand-père<br />
Oui Jésus existe<br />
Les parades nuptiales et ce qu’il ne faut pas dire<br />
L’argent donné et l’argent repris<br />
-	Tout est payant<br />
Ce n’est pas le sujet</p>
<p>Les journées interminables<br />
Et les départs sur le quai des gares<br />
Les projets inachevés et les paysages aplatis<br />
Les aéroports et les aréopages<br />
Toujours et encore<br />
Hors sujet</p>
<p>Les rêves et les têtes de choux<br />
Les ulcères et les vomissements<br />
Les lignes que l’on trace<br />
Et celles qui s’effacent<br />
Mais ce n’est pas le sujet</p>
<p>Les obsessions lapidaires<br />
Et les jugements tout faits<br />
Les réveils qui sonnent et les montres que l’on avance<br />
Ou recule</p>
<p>Les sentiments d’avoir échoué dans les missions imposées à soi-même<br />
La dureté du ton<br />
Les accords mineurs répétés à l’infini<br />
Les vues de l’esprit<br />
Et l’esprit qui s’en va<br />
Hors sujet</p>
<p>Alors c’est quoi<br />
C’est quoi le sujet,<br />
Demandes-tu<br />
Demandè-je ?</p>
<p>C’est quoi,<br />
C’est quoi le sujet ?</p>
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		<title>Mes mots</title>
		<link>http://www.joa-project.com/mes-mots/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 05:33:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Mes mots à présent que je me tiens debout ne m’appartiennent plus : sténographe des pensées qui s’écoulent, à l’écoute – Qui écoute ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mes mots ne sont pas mes maux<br />
Maman mes mots<br />
Tiennent debout à présent<br />
Seuls, articulés,<br />
Se répandant au sortir de ma bouche<br />
Cohabitant avec le silence</p>
<p>Mes mots ne sont pas les miens<br />
Ils ne m’appartiennent pas :<br />
Les mots d’esprit, les mots du cœur<br />
Que la raison ignore<br />
Des mots et d’autres mots encore<br />
 – Endormis</p>
<p>Les murs sont blancs<br />
Les meubles ont disparu<br />
J’erre sur la mezzanine et contemple<br />
Ce lieu que je ne cesse de découvrir</p>
<p>Les contours des poutres dessinent des visages amis<br />
Des géants aux yeux mi-clos qui chuchotent<br />
Des compagnons pour l’instant</p>
<p>Les maux, Maman, sous des mots se cachent<br />
Les mots, Maman, sous des cordes vibrantes, se lâchent</p>
<p>Mes mots à présent<br />
Que je me tiens debout<br />
Me traversent et se répandent<br />
Au sortir de ma bouche</p>
<p>Mes mots à présent<br />
Que je me tiens debout<br />
Ne m’appartiennent plus :<br />
Sténographe des pensées qui s’écoulent<br />
À l’écoute<br />
– Qui écoute ?</p>
<p>Les maux, maman<br />
Ont changé de nature :<br />
Mutation organique<br />
Mutation générique.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>The Dharma-eye has no crack</title>
		<link>http://www.joa-project.com/the-dharma-eye-has-no-crack/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Oct 2009 05:27:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[ll y a des regards qui transpercent et d’autres qui dépècent, des gestes qui divisent, d’autres que l’on fait sans trop réfléchir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des lézards sur les murs<br />
Qui se glissent dans les interstices<br />
Il y a des maçons pour colmater les brèches<br />
Et des infirmiers pour panser les plaies</p>
<p>Recoudre, recoudre encore<br />
 Soigner la béance</p>
<p>Il y a des fissures qui s’aggravent<br />
Des climats délétères<br />
Des poissons somnifères<br />
Des envies mortifères</p>
<p>Il y a des formes que l’on ne distingue plus<br />
Qui avancent ensemble<br />
Collées les unes aux autres<br />
En un corps intense et magistral</p>
<p>Il y a des regards qui transpercent<br />
Et d’autres qui dépècent<br />
Des gestes qui divisent<br />
D’autres que l’on fait sans trop réfléchir</p>
<p>Il y a<br />
Il y a</p>
<p>Il y a tant de choses encore<br />
Des fêlures dans les cœurs<br />
Des brisures sur les corps<br />
Des printemps où rien n’éclot<br />
Dans l’assèchement et l’aridité des terreaux</p>
<p>Il y a des silences féconds<br />
Et ceux que l’on n’entend pas</p>
<p>Il y a<br />
Il y a </p>
<p>Des glissements, des écarts, des postures<br />
Des sentiments, des avions, des autruches<br />
Des têtes coupées,<br />
Des vies à venger</p>
<p>Il y a<br />
Il y a</p>
<p>Des fêlures que l’on ne guérit pas<br />
Et qui assèchent<br />
Les cœurs ouverts qui ruissellent<br />
Brisés par le vent et le battement d’elle</p>
<p>Il y a des désirs – un ruisseau<br />
Et le ruisseau s’engage vers le fleuve<br />
Le fleuve vers la mer<br />
Une marée immobile<br />
Sur des vagues sublimes</p>
<p>The dharma-eye has no crack<br />
The dharma-eye has no crack</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ceci cela</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 23:50:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>

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		<description><![CDATA[Moi voilà, je ne veux choisir entre ceci et cela
A droite, à gauche, tout droit,
Oui, c’est cela]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Moi voilà<br />
Je ne veux choisir<br />
Entre ceci et cela<br />
A droite, à gauche, tout droit<br />
Oui, c’est cela</p>
<p>« ça ne me ressemble pas » tu dis,<br />
« D’habitude, je ne suis pas comme ça »<br />
Trouver une explication<br />
Se dédouaner ensemble<br />
Mais où sont les frontières ?<br />
Mais où sont les frontières ?</p>
<p>Trouver une explication<br />
Je ne suis pas comme ça »<br />
Oui, voilà, c’est ça<br />
C’est eux, là</p>
<p>Ça, oui, c’est toi aussi, ça<br />
Des mots traversent l’esprit<br />
Et effraient<br />
La violence, de préférence, ne pas la voir<br />
La bonne éducation : ne pas entacher la perception<br />
L’image de soi<br />
Celle que les autres se font de moi, de toi, de nous<br />
Et qui nous renvoient là</p>
<p>Gentil Mickey parfois n’est pas docile<br />
Gentil Mickey parfois n’est pas docile</p>
<p>Non, pluie d’assertions<br />
Oui, pluie d’assertions<br />
Silence, pluie d’assertions<br />
Il pleut des oraisons</p>
<p>Ce que je sens est incertain<br />
Comme si deux alternatives pouvaient se tenir entre mes mains<br />
Comme si chaque proposition posée trouvait son image inversée<br />
- tel un emboîtement parfait<br />
Un ouvrage de marqueterie admirable</p>
<p>Chaque sensation et chaque pensée seraient-elles les formes immergées<br />
D’un monde tendu vers la totalité ?</p>
<p>A chaque forme d’opposition<br />
J’oppose une juxtaposition.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Reach</title>
		<link>http://www.joa-project.com/reach/</link>
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		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 14:14:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Son]]></category>
		<category><![CDATA[Vidéo]]></category>
		<category><![CDATA[chanson]]></category>
		<category><![CDATA[vidéoclip]]></category>

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		<description><![CDATA[Reach, Paroles&#038;Musique de Joa, Un film de FOOL&#038;BULL]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><embed src="http://blip.tv/play/AeivNgI" type="application/x-shockwave-flash" width="480" height="300" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></p>
<p>In the Algerina desert came a white priest</p>
<p>With a good sense of humor, he knew how to teach</p>
<p>Now his head rests on a white silky sheet</p>
<p>On a bed of roses, his body out of reach</p>
<p>Joshua was the son of a great man</p>
<p>He did his duty, tried to secure the land</p>
<p>Looked for weapons, which he did not find</p>
<p>Had to cross the border to escape his hometown</p>
<p>	Call it justice if it makes it alright</p>
<p>	Call me a liar if you don&#8217;t let me down</p>
<p>They picked her up at the station that night</p>
<p>When she got in the car, she felt troubles at sight</p>
<p>Raped by two men with a knife in her pocket</p>
<p>When they finally saw it, they said &laquo;&nbsp;you must have liked it&nbsp;&raquo;</p>
<p>	R : Call it justice…</p>
<p>David saw the girl on a dark dusty street</p>
<p>Trying hard to please him with her young beaten cheeks</p>
<p>Out of nowhere he asked for her age</p>
<p>Five years later, the young girl died of age</p>
<p>	R : Call it justice…</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Ce n&#8217;est pas encore aujourd&#8217;hui</title>
		<link>http://www.joa-project.com/ce-nest-pas-encore-aujourdhui/</link>
		<comments>http://www.joa-project.com/ce-nest-pas-encore-aujourdhui/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 13:10:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.joa-project.com/blog/?p=43</guid>
		<description><![CDATA[Ce n’est pas encore aujourd’hui que j’épuiserai le sens véritable de l’enseignement du pouce levé, réponse unique à toutes les questions posées...
]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que nous percerons les mystères de la vie</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que nous étreindrons l’univers</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que nous y verrons clair<br />
Car le monde est organisé sur deux dimensions<br />
Bénéfices marginaux, coûts marginaux<br />
Utilité optimisée<br />
Je croise les doigts<br />
Pour ne pas croiser en chemin<br />
Celui, ce ou celle<br />
Qui me fera me détourner<br />
De là</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que j’épuiserai le sens véritable<br />
De l’enseignement du pouce levé<br />
Réponse unique<br />
À toutes les questions posées</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que l’on pleurera pour un rien</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que les hommes s’entendront</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que la terre cessera de tourner<br />
Dans une ultime rotation<br />
Se retournera-t-elle vers moi<br />
Pour m’annoncer la fin du tourment ?</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que je me perdrai en vain<br />
Dans la forêt épaisse des rêves<br />
Y croiser le lièvre sans têtes<br />
Hommes troncs et zébus</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Demain seulement<br />
Si d’ici là<br />
La litanie tue<br />
Pourquoi attendre<br />
Et prétendre quoi ?</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que la passion échouera<br />
Enfin</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que l’insaisissable sera saisi<br />
Ephémère comme l’instant<br />
De passages en passants<br />
Sur des braises, disais-je<br />
Sur des braises,<br />
Ils avancent</p>
<p>Ce n’est pas encore aujourd’hui<br />
Que l’instant présent sera pris<br />
Dans mes filets infinis<br />
Pour s’échapper<br />
Quand même</p>
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		<title>La vie lumineuse de Yaron H.</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Oct 2009 20:22:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Fiction]]></category>
		<category><![CDATA[Texte]]></category>

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		<description><![CDATA[À son arrivée à Paris, Yaron H. trouva refuge dans le squat de la rue de Rivoli. Dans les semaines qui suivirent son installation, il prit position dans la cave de l’immeuble haussmannien où, assis devant un vieux piano poussiéreux, il se mit à jouer frénétiquement, reprenant des morceaux de phrases à partir desquels il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À son arrivée à Paris, Yaron H. trouva refuge dans le squat de la rue de Rivoli. Dans les semaines qui suivirent son installation, il prit position dans la cave de l’immeuble haussmannien où, assis devant un vieux piano poussiéreux, il se mit à jouer frénétiquement, reprenant des morceaux de phrases à partir desquels il dérivait, inconscient du temps qui passait. Un jour, Hervé lui rendit visite. Constatant l’état piteux dans lequel se trouvait son ami, Hervé le fit sortir manu militari de la cave et mit un cadenas sur la porte.</p>
<p>Yaron, rachitique, les yeux boursoufflés par les heures passées à fixer dans la pénombre les touches noires et blanches du piano, trouva la lumière du jour insupportable. Debout devant la porte cochère de l’immeuble, il regarda immobile les voitures passer devant lui, s’arrêter, repartir, les cyclistes et les deux roues zigzaguer, les passants contourner les voitures pour traverser la rue. Une Mercedes décapotable gris clair s’arrêta au feu rouge, à l’angle de la rue des Lavandières. Yaron observa son jeune conducteur avec curiosité. L’homme fit tourner un gros cigare entre ses doigts, porta son extrémité à sa bouche et arracha avec ses dents un large morceau qu’il recracha par dessus bord et alluma le bâton de tabac. Formant avec ses lèvres un O, il tira sur le cigare avec une grimace tendue, puis expira la fumée dans une manifestation de plaisir théâtral. Le garçon avait-il décidé, pour célébrer sa réussite dans le monde, de s’offrir un bon gros cigare et de le fumer de suite, sans plus attendre, au volant de sa voiture flambant neuve, comme l’auraient fait les héros de son enfance, les personnages truculents du cinéma américain dont il n’avait jamais vu les films mais dont il avait néanmoins une représentation précise, des images en noir et blanc, des séquences imaginaires peuplées de Clark Gable, Gary Cooper, Al Pacino et Henri Fonda ? Il possédait à présent les attributs du succès ; il était devenu Gasby le Magnifique, filant seul au volant de sa décapotable. Il fallait être vu, et ce plaisir ne pouvait se consommer seul.</p>
<p>Il était trop jeune en vérité pour fumer un tel cigare, pensa Yaron. C’était là une incongruité, comme un costume trop grand que l’on porte et que l’on imagine à sa taille, mû par le désir d’être un homme qui porte ce genre de costume. Yaron tendit l’oreille, se demandant ce que ce type avait bien pu mettre sur son autoradio : qu’écoutait Al Pacino en tirant sur un cigare au volant d’une décapotable gris clair traversant Paris ? Du classique ? Non, musique de vieux. Du jazz ? Doit trouver ça chiant. Du rock ? Pas raccord avec la voiture. Du Rn’B ? Trop MTV-rap-américain. Une séquence vue à la télévision lui revint subitement en mémoire : une très jeune fille, à peine adolescente, venait de se voir attribuer un cadeau ; au milieu d’une foule de jeunes gamines hystériques vociférant des cris aigus incompréhensibles, l’objet de la folie fut enfin dévoilé : un grand sac en croute de cuir dorée de marque <em>Chloé</em>. En découvrant l’objet, la jeune fille versa des larmes de joie, s’égosillant que c’était là le plus sublime des cadeaux. Gros plan sur l’une de ses copines qui, la bouche grande ouverte laissant apparaître son appareil dentaire, affirma par une succession de petits cris haut perchés qu’elle était « trop jalouse » et que ce sac, il était « trop top ». Le feu avait dû passer au vert : la voiture se remit en mouvement, passa devant Yaron, qui prit en pleine figure la lourde fumée du cigare, et fila en direction du jardin des Tuileries, laissant échapper derrière elle le seul bruit d’un moteur rutilant.</p>
<p>On voulait qu’il mangeât, qu’il vît du monde, qu’il se changeât les idées, lui, aurait bien voulu faire demi tour, direction le piano. Mais Hervé en avait décidé autrement : ses amis avaient peur pour sa santé, et Yaron, trop fatigué et trop poli pour opposer la moindre résistance, ferait ce qu’il attendait qu’il fît. C’était donc ainsi : il était dehors pour quelques jours, il allait falloir prendre son mal en patience avant de pouvoir redescendre à la cave.</p>
<p>Yaron était resté à Paris sans trop savoir ce qu’il cherchait à obtenir de cette ville : sa vie avait toujours été pour lui moins la conséquence d’une décision murement réfléchie qu’une succession d’opportunités qui s’étaient présentées à lui et qu’il avait su saisir. Ainsi avait-il atterri dans ce squat de la rue de Rivoli et avait eu le plaisir d’y découvrir un piano dans les tréfonds de l’immeuble. Piano, instrument qu’il avait découvert tardivement, à la faveur d’un accident, et sa rencontre avec Opher Brayer avait scellé définitivement son sort : le piano serait son compagnon, son plus fidèle ami, sa souffrance et son salut. La méthode du gourou Brayer, fondée sur un apprentissage de l’instrument par l’improvisation, était iconoclaste et allait faire de lui l’homme qu’il s’apprêtait à devenir.</p>
<p>Au théâtre de l’Alliance française, boulevard Raspail, il arriva du fond de la scène, des liasses de partitions entre les mains, qu’il déposa à l’intérieur du piano. Il s’assit sur le petit banc noir et regarda longuement le clavier. Puis il leva les mains, suspendues au-dessus de la partie droite du clavier, et dans un mouvement qui semblait indiquer qu’il venait de changer d’avis, Yaron les déplaça vers sa gauche, avant de poser avec une délicatesse extrême un doigt sur une touche blanche qu’il enfonça avec lenteur. Les premières notes envahirent le théâtre et ne le quittèrent plus.  C’était indescriptible : le voir ainsi se lever, pousser des râles, frapper à l’intérieur du piano sur ses cordes et ses parois, pilonner les touches du clavier pour ensuite les caresser, était euphorisant. On se levait avec lui, sentant toute la détresse, la violence et l’amour s’exercer dans nos corps, on haletait, à mesure qu’il explorait toutes les possibilités qui s’offraient à lui. De temps à autre, quelques notes rappelaient une mélodie connue, mais déjà, sa musique était ailleurs, ses doigts l’avaient guidé vers d’autres horizons inconnus. Il semblait travailler sans filet, à l’écoute d’un instant qui lui échappait et qu’il ne cherchait jamais à rattraper. Ses mouvements brusques, sa manière de chantonner sur ses propres notes et de pousser des soupirs qui racontaient tout le plaisir et toute la souffrance que cet exercice provoquait et exigeait rappelaient Keith Jarrett, auquel il allait un jour rendre un hommage saisissant dans un morceau qu’il intitulerait <em>Facing him</em>. Keith Jarrett était sans aucun doute une figure tutélaire, mais d’autres ombres toutes aussi prestigieuses peuplaient son univers.</p>
<p>Que de chemin parcouru depuis sa cave de la rue de Rivoli ! Yaron avait plusieurs fois songé à renoncer, écœuré par l’accueil mitigé qui avait pu un temps lui être fait. Il avait même un instant crû que ce manque d’enthousiasme et même une certaine hostilité qu’il avait parfois ressentis de personnes croisées en chemin, était lié à ses origines juives. Il comprit plus tard que l’antisémitisme n’avait rien à voir avec la frilosité de l’accueil. Non, simplement, le travail et les heures passées au piano n’avaient pas encore produit le résultat auquel il allait parvenir plus tard. Il lui fallait être patient, son heure viendrait.</p>
<p>Le jour où Frédéric fit avec lui le tour du piano de l’église Saint-Germain-des-Prés sur lequel il s’apprêtait à jouer le soir même, il comprit que cette heure, son heure, était peut-être venue. Lui, le juif d’Israël, qui avait passé ses premiers mois en France terré dans la cave d’un immeuble parisien comme si la guerre ne s’était jamais arrêtée, comme si les rafles n’avaient jamais cessé, était à présent reçu en prince dans une église. Yaron contempla les jets de lumière qui apparaissaient sur la laque noire du piano et découvrit presque avec surprise le reflet de son propre visage qu’il observa tel un corps étranger. Il releva la tête, considéra les vitraux colorées qui agrémentaient de tâches de couleurs intenses les murs de l’église. Avait-il le droit de jouer dans une église, se demanda-t-il. Était-ce là pêcher pour la tradition juive, tradition dont il se sentait, comme de nombreux juifs, à la fois très éloignée et très proche ? Et pour les chrétiens, cela était-il condamnable que de faire jouer un juif dans le temple du Dieu chrétien ? Le moment était solennelle, il ne devait manquer ce rendez-vous important. Se tournant vers la grande porte d’entrée, il considéra l’alignement des rangées de chaises, imagina le public qui, le soir venu, serait là, remplissant l’église de centaines de paires d’yeux regardant dans sa direction, observant ses mains et la manière dont ses pieds actionneront les pédales. Il avait peur. Pour se rassurer, il se dit que le mieux serait de prétendre jouer dans la cave poussiéreuse de la rue de Rivoli et de faire abstraction de ce public : jouer simplement pour lui-même, et peut-être aussi en l’honneur de ses maîtres, de ses parents et de son grand-père. Mais il se ravisa : aussi rassurante que pût être cette idée, c’était là ne pas profiter de cette opportunité exceptionnelle qui s’offrait à lui. Non, se répéta-t-il, il n’y a pas à faire abstraction de quoi que ce soit : il allait jouer à l’église Saint-Germain-des-Prés devant des centaines de spectateurs et c’était son destin. Quelque chose de grand était en train de se réaliser. Ce fut à ce moment là, et aussi parce qu’il avait pleinement saisi l’étrangeté de la situation, qu’il songea à clore le concert par une improvisation sur <em>Hallelujah</em> de Leonard Cohen.</p>
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		<title>Des chutes et des trous</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Sep 2009 11:15:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Poésie]]></category>
		<category><![CDATA[Texte]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a des chutes et des trous
Qui forcent à oublier
Des errances altérées en désespérance
Des routines, des procédures
Pour pallier à la désaffection
Car au fond, le fonds
Coûte que coûte,
Chercher à maintenir
La continuité
Sans diversion
Des chutes, on en fait certaines :
Ça nous tombe dessus,
ça nous prend d’un coup
Puis ça revient comme ça,
Par à-coups
Ta chute de rein
Ne me fait plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a des chutes et des trous</p>
<p>Qui forcent à oublier</p>
<p>Des errances altérées en désespérance</p>
<p>Des routines, des procédures</p>
<p>Pour pallier à la désaffection</p>
<p>Car au fond, le fonds</p>
<p>Coûte que coûte,</p>
<p>Chercher à maintenir</p>
<p>La continuité</p>
<p>Sans diversion</p>
<p>Des chutes, on en fait certaines :</p>
<p>Ça nous tombe dessus,</p>
<p>ça nous prend d’un coup</p>
<p>Puis ça revient comme ça,</p>
<p>Par à-coups</p>
<p>Ta chute de rein</p>
<p>Ne me fait plus rien du tout.</p>
<p>Chaviré, charrier autant que possible</p>
<p>Des chutes et des trous</p>
<p>– de mémoire</p>
<p>Des chutes</p>
<p>– déchu dans le noir</p>
<p>Des chutes et des trous</p>
<p>Enfin,</p>
<p>Ce n’est pas tout</p>
<p>Des phrases et des mélodies</p>
<p>Allongées sur des pages entières</p>
<p>Sur des cahiers aux rayures écolières.</p>
<p>À écouter les silences glisser sur soi,</p>
<p>On aggrémente les blessures laissées</p>
<p>de ci, de là</p>
<p>Mineures sont les chutes</p>
<p>Mineurs dans des trous</p>
<p>Et si l’on s’en fout ?</p>
<p>Moi j’en ai faits beaucoup</p>
<p>De toi à moi,</p>
<p>Un fil tendu et fébrile</p>
<p>Nous lie et nous cloue.</p>
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