Il y a des chutes et des trous
Qui forcent à oublier
Des errances altérées en désespérance
Des routines, des procédures
Pour pallier à la désaffection
Car au fond, le fonds
Coûte que coûte,
Chercher à maintenir
La continuité
Sans diversion
Des chutes, on en fait certaines :
Ça nous tombe dessus,
ça nous prend d’un coup
Puis ça revient comme ça,
Par à-coups
Ta chute de rein
Ne me fait plus rien du tout.
Chaviré, charrier autant que possible
Des chutes et des trous
– de mémoire
Des chutes
– déchu dans le noir
Des chutes et des trous
Enfin,
Ce n’est pas tout
Des phrases et des mélodies
Allongées sur des pages entières
Sur des cahiers aux rayures écolières.
À écouter les silences glisser sur soi,
On aggrémente les blessures laissées
de ci, de là
Mineures sont les chutes
Mineurs dans des trous
Et si l’on s’en fout ?
Moi j’en ai faits beaucoup
De toi à moi,
Un fil tendu et fébrile
Nous lie et nous cloue.